Vintage: Tamiya Solar Eagle SRC-6000 référence 56101 (1992). |
Edité le 19/02/2026. |
En premier lieu, je tiens à remercier chaleureusement Monsieur R. Bruhin, créditeur des photos suivantes (sauf mentions éventuelles)!
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Introduction.En 1985 a été lancée dans le but de promouvoir l'énergie solaire la première course de véhicules solaires au monde, le Tour de Sol, une course en cinq étapes à travers la Suisse. Puis le World Solar Challenge, lancé en 1987 en Australie, est devenu un événement marquant. Cette compétition exigeante obligeait les équipes à parcourir 3000 kilomètres de terrain aride et hostile à bord de voitures solaires, de Darwin à Adélaïde. Lors de cette première édition de 1987, la "Sunraycer" de General Motors, présentée ici, remporta la victoire, atteignant une vitesse moyenne de 66.9km/h et une vitesse de pointe de 109km/h. Ensuite d'autres courses de voitures solaires apparaissent à travers le monde, et notamment au Japon. L'idée d'une automobile alimentée à l'énergie solaire n'est pas nouvelle. En effet, la première automobile de ce type semble être l'oeuvre de William G. Cobb de General Motors Corp, un employé de General Motors Corporation, qui présenta sa "Sunmobile" équipée de cellules photoélectriques au sélénium le 31 août 1955 au salon automobile General Motors Powerama qui se tenait à Chicago, dans l'Illinois. Petite précision, la "Sunmobile" exposée mesurait environ 15 pouces de long, soit un peu moins d'une quarantaine de centimètres de long, mais elle est rentrée dans l'histoire de la technique. A peine plus grande d'environ dix centimètres, la Solar Eagle SRC-6000 à l'échelle 1/10° présentée dans cet article a été commercialisée par Tamiya vers fin septembre 1992 sous la référence 56101. C’est à ce jour la seule voiture de piste radiocommandée à propulsion exclusivement solaire produite en série par la marque aux deux étoiles, mais elle s'inscrit dans une longue tradition de celle-ci de jouets éducatifs et de modèles réduits ayant pour thème l'énergie solaire. Son prix de vente le rangeait dans les produits haut-de-gamme, les cellules photovoltaïques étant encore très coûteuses à l'époque. |
Les inspirations à l'origine du Tamiya Solar Eagle SRC-6000.D'après mes recherches, la Solar Eagle SRC-6000 ne reproduit pas un modèle précis de voiture solaire à l'échelle 1 identifié par Tamiya, mais elle s’inspire clairement des prototypes du World Solar Challenge et autres courses de voitures solaires de la fin des années 80 et début des années 90. Elle ressemble un peu à la Kyocera Blue Eagle, voiture ayant remporté la troisième place au Défi solaire de Suzuka en 1992, et qui a été d'ailleurs vendu sous forme de kit à assembler à l'échelle 1/50 sous la référence 76501, mais la cabine de pilotage de cette dernière est de forme très différente et la partie supportant les cellules photovoltaïques est courbée. Elle porte la même dénomination, à savoir "Solar Eagle", que la série de voitures solaires développées par l'équipe "Cal State LA Solar Car", constituée d'un groupe d'étudiants en ingénierie de l'Université d'État de Californie à Los Angeles, laquelle a participé à des courses de voitures solaires aux États-Unis et en Australie. Mais les véhicules "Solar Eagle I" et "Solar Eagle II", comme le montre les historiques disponibles, ont des profils très différents. Une des voitures solaires la plus ressemblante, notamment au niveau de la bulle avant, à la Tamiya Solar Eagle SRC-6000 est probablement la SunQuest de 1990 développée l'équipe du "Queen's solar vehicle team" par des étudiants de l'Université du Queen. Un article intitulé "REMEMBER THIS? When a solar car came to town in 1990" de SooToDay permet de constater la position très horizontale du siège du pilote et l'agencement du système de direction. Le pilote est en effet installé en position semi-couchée, presque allongée, avec les jambes étendues vers l'avant du véhicule, de sorte la traînée aérodynamique. Le volant est donc positionné relativement bas par rapport au corps du pilote. Un pilote d'une version à l'échelle 1 de la Tamiya Solar Eagle SRC-6000 serait ainsi probablement installé de la sorte. |
Caractéristiques techniques du Tamiya Solar Eagle SRC-6000.La Solar Eagle SRC-6000 fait 500mm de long pour 23mm de large et 73mm de haut, pour un poids d'environ 570g officiellement. Il peut être décrit comme étant un tricycle caréné, à deux roues directrices avant et roue motrice unique arrière, organisé autour d’une double coque en polycarbonate thermoformé, à l'instar d'une carrosserie traditionnelle comme on en trouve par exemple dans les catégories Touring Car 1/10° électrique par exemple. La coque supérieure est livrée pré-peinte, et la coque inférieure est transparente et à découper. Le train avant est relativement simple et sans suspension, façon Pan-Car des premiers temps. Les jantes avants tournent sur deux petits roulements à billes de taille 850 (5x8x2.5mm). Les pneus avant et arrière sont tous en mousse, plus fins à l'avant qu'à l'arrière. Les pneus en mousse sont collés au double-face sur les jantes. Le train arrière est également très simple, puisque sur le support moteur est ancré l'axe de roue. Le pignon du moteur engrène directement la couronne attelée directement à la roue arrière. L'ensemble couronne - roue arrière tournent sur deux petits roulements à billes de taille 850. Le moteur est au format 280, de puissance modeste, est une référence (7435047) spécifique au Tamiya Solar Eagle SRC-6000. Un boitier porte-piles (également en kit!) pour quatre piles AA est prévu dans le kit pour alimenter la voiture, mais pas pour l'alimenter en permanence, seulement pour faire les réglages. En effet, le Tamiya Solar Eagle SRC-6000 est un modèle purement solaire, car le moteur et la partie réception de la radiocommande sont alimentés par les cellules photovoltaïque. Seul l'ensemble de trois condensateurs, pas très gros d'aillleurs, assure le rôle de tampon dans la fourniture de l'énergie. D'après les informations recueillies, il assurait à peine une trentaine de secondes d'autonomie dans les passages ombrés. Un indicateur de charge des condensateurs est installé sur la coque supérieure, visible derrière la bulle de l'habitacle. Trois panneaux photovoltaïques sont boulonnés sur la coque supérieure. Elles portent un marquage métallique portant la mention "TAMIYA SOLAR BATTERY 2.5V-800mA". |
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L'électronique du Tamiya Solar Eagle SRC-6000, c'est -à-dire la radiocommande et l'ensemble récepteur - variateur de vitesse, est reprise de la série TamTech Formule 1 à l'échelle 1/14° (qui comprenait une Ferrari 643, une Lotus Type 102Bet une Mac Laren MP4/6 Honda). La radiocommande est à quartz et fonctionne en modulation d'amplitude (AM) avec une fréquence de 27MHz. L'émetteur Tamiya TamTech 202 référence 45013 est en deux voies, et est basée sur l'émetteur Futaba Megatech Jr. ou Magnum Jr. FP-2PB, la dénomination variant suivant les marchés. Il est d'ailleurs compatible avec le récepteur Futaba R162JE par exemple. L'ensemble C.P.R. (Control Processing Reveiver) P-05BD de référence 45012 regroupe dans un même boîtier récepteur de la radiocommande et variateur de vitesse électronique du moteur. Le servo de direction (compris également dans la référence 45012) est également issu de la gamme TamTech. |
La concurrence du Tamiya Solar Eagle SRC-6000.Les voitures jouets et modèles réduits radiocommandées alimentées par énergie solaire sont extrêmement rares sur le marché. Un autre modèle connu est la Nikko référence 12060, qui est une reproduction radiocommandée à l’échelle 1/12° du prototype de voiture solaire Toyota RaRa II, commercialisée autour de 1990. La Toyota RaRa II, développée en 1990, est une voiture solaire conçue pour servir de véhicule d'escorte lors de marathons et de courses. Elle a participé à des événements tels que le Solar Car Rally à Noto, au Japon. Par contre, il existe un grand nombre de projets personnels de voitures radiocommandées alimentées par énergie solaire documentés, notamment pour participer à des manifestations dédiées telles que la Albi Éco Race, Les Défis solaires, Solar Rollers, etc. Les sources d'information sont nombreuses pour ceux qui décideraient de se lancer dans une telle aventure! |
Conclusion.La vitesse maximale du Tamiya Solar Eagle SRC-6000 est annoncée pour environ 8km/h, ce qui est très respectable eu égard au fait que l'alimentation électrique est uniquement le fait de cellules photovoltaïques, et que leur technologie date de 1992. Des vidéos relativement récentes sur YouTube (voir quelques liens en bas de page) montrent des Solar Eagle roulant à des vitesses loin d'être ridicules, souvent sur des surfaces inadaptées qui plus est. En effet, dans les années 90, les cellules photovoltaïques disponibles commercialement atteignaient typiquement 14 à 15% d'efficacité. En 2010, elles atteignent généralement un rendement de 15 à 17%, et en 2024, les cellules haut-de-gamme offrent un rendement de 22 à 23 %, certains atteignant même 24%. En 2026, les cellules les plus performantes dépassent désormais 25% d'efficacité. Le prix par watt a en parallèle énormément chuté. La prochaine commercialisation de cellules tandem pérovskite-silicium permet d'envisager de passer au-delà des 30% d'efficacité. Tamiya a donc vraiment soigné la conception de cette voiture et a su l'adapter à un usage pour un large public en plus. Un Solar Eagle SRC-6000 remis au goût du jour au niveau de la motorisation et des panneaux photovoltaïques pourrait donc s'avérer assez étonnant! |
Du bon usage du Tamiya Solar Eagle SRC-6000.Traduction automatique d'un extrait de la notice: "Avant de faire fonctionner la voiture RC solaire:
Procédures pour faire fonctionner:
Contrôle avant la conduite
Procédure lors de l'arrêt de la conduite :
Pignon moteur et vitesse :
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